POSER MON TELEPHONE AVEC CHRONO OUVERT DEVANT MOI
Liminaire diapo 1 titre
DEMARRAGE Premier point
J’ai passé 2 ans en Afrique et j’ai étudié de nombreux livres et articles avant, pendant et après mon séjour sur place. Ma position de professeur d’histoire géographie était privilégiée pour voir avec mes collègues et mes élèves leur propre perception de l’Afrique, de l’Europe et de leurs rapports.
C’est pourquoi je me permettrai certaines observations de manière assez abrupte, sans précaution, car sur certains points je me sens sûr de moi.
Deuxième point
Je ferai des généralisations du type « en Afrique ça se passe ainsi », « les dirigeants africains font cela » ou bien « dans les pays africains on observe que ».
Ces propos ne concernent en réalité que 80 ou 90 % des cas, mais je ne veux pas perdre du temps à le dire à chaque fois. Donc retenez bien que mes affirmations de ce genre ne prétendent pas à la totalité, et si c’est vraiment la totalité je le préciserai.
Introduction
L’Afrique de 2026 fascine et inquiète. Multiples guerres, immigration massive, extrême pauvreté, l’actualité ramène souvent les mêmes informations sur le devant de la scène, et il est souvent tentant de désespérer.
Mais qu’en est-il vraiment 65 ans après les indépendances ?
Je me limiterai à l’Afrique noire, car il y a vraiment deux Afrique qui se tournent le dos, comme si c’était deux continent.
Traiter l’Afrique du nord nécessiterait une conférence entière, on pourra donc peut-être en parler un peu dans les questions finales.
Je suis obligé également de mettre de côté l’Afrique du Sud, qui compte 15 % de blancs et a eu de ce fait un développement hybride très différent du reste de l’Afrique « complètement » noire.
Pour aller plus vite, pendant toute la conférence, je dirai l’Afrique pour l’Afrique noire, mais il faut bien se souvenir qu’il y a vraiment deux Afriques, une tournée vers la Méditerranée, l’autre tournée sur surtout sur elle-même.
I.Cadrage
Avant de faire un bilan, il est bon de voir de quoi on parle.
Nous voyons souvent l’Afrique à travers notre prisme d’Européens, il nous faut donc voir en quoi l’Afrique diffère de nous, voir quelles sont ses spécificités les plus saillantes, faute de quoi on ne comprendra rien aux questions et problèmes que nous rencontrerons.
A.Géographie physique : coupure historique et mentalité insulaire
1.Isolement civilisationnel : diapo 2 la mer saharienne
Géographiquement, l’Afrique noire a fonctionné pendant des millénaires comme l’Australie : comme une immense île.
Le Sahara a fonctionné comme une mer, car il était infranchissable jusqu’à l’arrivée des Arabes au VIIe siècle.
6 MINUTES Puis en 1434, sur la côte ouest du Sahara, le cap Juby est franchi pour la première fois par des navires européens.
Donc nulle trace de contact avec l’Eurasie, les deux mondes ne se connaissent pas.
Cet isolement de civilisation a fait que l’Afrique présentait des caractéristiques bien spécifiques que nous verrons plus bas, la rendant unique.
2.un continent île
« L’île » Afrique noire, contrairement à l’Europe, constitue un bloc compact, sans toutes les presqu’îles, îles, bras de mer, détroits et autres jeux avec la mer.
Cette compacité africaine fait que peu de peuples avaient accès à la mer, et donc qu’il s’agit d’une civilisation qui ne fait presque rien de la mer, un peu de pêche en pirogue, mais aucune tradition maritime.
Le Sahara est pour l’Afrique noire une barrière infranchissable sur presque toute sa largeur, avec l’exception nubienne / éthiopienne à l’est.
La preuve de cet isolement, c’est le fait qu’absolument aucun élément archéologique extérieur n’a pu être trouvé depuis que les recherches existent : en Afrique, avant les arabes et les Européens, il n’y a que la réalité africaine.
B.Géographie humaine : un monde presque vide
Jusqu’à l’arrivée de la médecine des blancs, le peuplement est constitué de petites tâches sur une immensité vide. La population globale est très faible et la dispersion fait que es groupes humains ont très peu de contacts entre eux.
On peut parler d’archipels au sein de l’immense mer « Afrique ».
La différence est énorme avec les autres civilisations qui sont des mondes pleins et en communication constante : commerce, idées, voyageurs, un bon exemple est le bassin méditerranéen avec toute la navigation sur son pourtour.
C.Le mensonge érigé en système
Tout comme le communisme, les réalités africaines sont occultées par d’énormes mensonges, entretenus à tous les niveaux depuis les indépendances par les dirigeants africains, les dirigeants occidentaux et les organisations internationales.
Les victimes de ces mensonges sont d’abord les populations africaines maintenues dans les illusions et la misère, et ensuite les populations occidentales culpabilisées et ponctionnées pour la pseudo aide internationale.
Gardons cette constante en tête pour la suite de notre exposé.
II.Des déterminismes historiques importants
A.Le poids des ethnies : diapo 3 les ethnies
« Il n’y a pas de raison que l’Afrique ne se développe pas comme l’Occident. »
Les ethnies sont un élément fondamental de la réalité de l’Afrique depuis toujours.
La colonisation n’a été qu’une parenthèse dans l’histoire longue de l’Afrique.
Les blanc sont venus et repartis, les ethnies sont restées.
L’ethnie est l’unité humaine fondamentale : c’est le groupe d’appartenance par excellence.
Je suis beti, bamileke, peul ou guidar par naissance, histoire et langue.
L’appartenance à un État comme le Congo ou le Cameroun n’a pratiquement aucun sens pour les populations locales, car c’est une invention des blancs qui ne correspond à aucun concept connu.
Si je dois voter, je vote pour le candidat de mon ethnie, je me moque totalement de son programme. Le vote ethnique l’emporte totalement sur le vote pour des idées.
B.Le groupe avant l’individu
12 MINUTES Le fait de vivre uniquement en couple avec ses enfants n’a aucun sens en Afrique, sauf dans des franges occidentalisées des villes.
Pour l’immense majorité de la population, c’est le groupe qui commande, on lui obéit.
Il n’y a pas vraiment de vie individuelle, d’aspiration individuelle. Chacun est à sa place dans le groupe de la naissance à la mort.
C.Une technologie du néolithique : diapo 4
« Le retard de l’Afrique n’est du qu’à des retards identiques à ceux d’autres parties du monde. »
L’isolement de l’Afrique vis à vis de l’extérieur, et l’isolement des peuplades africaines entre elles a mené à un arrêt de la technologie à l’âge du fer.
Quand les blancs arrivent, il n’y a toujours pas de roue en Afrique.
J’ai vu de mes yeux un puits dont la poulie était cassée et jamais remplacée : l’intérêt même de la poulie pour limiter l’effort de levage du seau n’apparaît pas à certaines populations.
III.L’impact colonial
« L’esclavage et la colonisation ont détruit l’Afrique, c’est aux blancs de réparer ça. »
La colonisation de l’Afrique a commencé au XVe siècle et s’est terminée avec une brutalité difficile à imaginer.
Entre 1945 et 1975, soit 30 années, toute l’Afrique est devenue indépendante, la plus grosse partie se faisant autour de 1960.
A.Le débat
L’impact colonial fait débat, et les positions sont très tranchées, la question est très chargée émotionnellement.
1.Les éléments à charge
La colonisation a bouleversé les équilibres antérieurs.
Il est certain que l’impact a été élevé par l’arrivée de manières de penser et de faire qui étaient littéralement d’un autre monde et qui ont causé un énorme choc.
Ce choc s’est traduit par une sidération puis une protestation pour aujourd’hui culminer par des revendications de repentance et de réparations.
Il y a eu des excès indéniables dans l’exploitation de la force de travail africaine.
Les réalités ethniques n’ont souvent pas été respectées.
Le colonisateur a plaqué sa réalité politique, économique et sociale souvent sans tenir compte des réalités locales.
2.Les éléments positifs
La colonisation a transformé un continent immuable en continent productif et relié au reste du monde.
Avec les blancs, les famines ont cessé, la paix a été imposée aux ethnies, les pratiques barbares comme l’esclavage ont été abolies, des infrastructures modernes innombrables ont été construites : hôpitaux, école, routes, ports, aéroports, usines…
En 1960, Madagascar était exportateur net de nourriture.
Bref, la colonisation a poussé, sans doute brutalement, l’Afrique à s’ouvrir au reste du monde, changeant son destin pour toujours, mais pas ses fondamentaux.
IV.Bilan 2025, 65 ans plus tard
18 MINUTES Nous allons voir que l’Afrique est malheureusement un sujet d’énormes mensonges, qui permettent d’obtenir toutes sortes de résultats, mais certainement pas le bien de l’Afrique.
Le mensonge porte sur à peu près tout, comme nous allons le voir.
Le bilan est hautement inflammable, car en but à des discussions passionnées et permanentes depuis des décennies.
A.Question temporelle
Pour certains pays, il s’est écoulé plus de temps depuis l’indépendance que le temps de la colonisation.
Première conséquence, il faut donc maintenant refuser l’idée d’une dette coloniale imaginaire.
Il faut le faire avec d’autant plus de force que beaucoup de pays dans le monde ont été colonisé et ne se souviennent même pas de l’avoir été.
En 65 ans, les gouvernants africains, au moins certains d’entre eux, auraient dû réussir à développer leur pays. Il n’en a rien été, le désastre concerne presque toute l’Afrique et dans presque tous les domaines.
Comment et pourquoi cela est-il possible ?
B.Bilan politique
Les dirigeants africains n’ont jamais réussi à imposer l’État moderne à leurs populations.
1.Les frontières : revenir à diapo 3 les ethnies
« On ne doit pas remettre en cause l’intangibilité des frontières africaines car ça serait le chaos. »
Les populations africaines subissent une invention totalement exotique : la frontière.
Les frontières administratives mises en place par le colonisateur étaient sans aucun rapport avec les zones ethniques car elles n’avaient pas vocation à devenir des frontières internationales.
Quand elles le sont devenues, rien n’obligeait les nouveaux dirigeants à les conserver.
La Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernements de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) réunie au Caire, opta en faveur du « principe de l’intangibilité » des frontières en Afrique, le 21 juillet 1964, espérant éviter l’anarchie d’une réorganisation imprévisible avec plus de 2000 ethnies.
Du jour au lendemain, les populations africaines se sont retrouvées dans des prisons, avec les deux phénomènes connus en milieu carcérale :
les luttes entre personnes qui ne se supportent pas : on a rassemblé des ethnies qui se faisaient la guerre avant la colonisation
les révoltes pour abattre les murs et retrouver les siens : on a coupé en deux des ethnies qui aspirent évidemment à retrouver leur unité
L’intangibilité des frontières a causé et cause toujours des millions de mort en Afrique.
Citons trois cas indiscutables : le Somaliland, l’Érythrée et le Soudan du Sud.
Ces trois États se sont séparés de leur États au prix d’un océan de sang, qui aurait pu être évité si l’on n’avait pas mises ensemble des ethnies antagonistes.
a)Le Somaliland
Le Somaliland s’est détaché de la Somalie et a proclamé son indépendance en 1991.
24 MINUTES De 1978 à 1991, les luttes ethniques et la lutte contre le pouvoir central ont abouti à un bilan effroyable et à l’effondrement final de l’État somalien.
Sur ces ruines, la région historique du Somaliland a proclamé son indépendance, en violation du principe d’intangibilité des frontières.
De ce fait, il n’est reconnu par aucun autre État du monde sinon par Israël.
La région somalienne aurait sans doute évité un bain de sang si les ethnies avaient eu le choix de se regrouper plutôt que d’être enfermé dans cet agrégat artificiel qu’on appelle Somalie.
b)L’Érythrée
L’Érythrée a arraché son indépendance à l’Éthiopie après une guerre qui a coûté la vie à 300k personnes sur 30 ans, entre 1961 et 1991.
Si l’intangibilité n’avait pas existé, des solutions auraient peut-être pu être trouvées, mais l’Éthiopie pouvait s’arcbouter sur le principe pour continuer le combat au lieu de négocier.
c)Le Soudan
C’est l’exemple le plus atroce, car même si le Soudan du Sud a arraché son indépendance en 2011 après des décennies de guerre, la guerre continue au nord comme au sud, cette fois avec d’autres ethnies rivales.
La première guerre du Soudan a fait plus de 500k morts, la seconde environ 2m, et il est bien difficile de dire combien de morts vont faire les deux guerres en cours.
Bilan sur les frontières
Les frontières sont donc des plaies ouvertes à la surface de la terre africaine, soit qu’elles enferment, soit qu’elles divisent.
Tant que le principe de l’intangibilité ne sera pas sérieusement remis en cause, on ne voit pas que les guerres puissent cesser, puisqu’on refuse par principe de s’attaquer aux causes.
Les Africains doivent imposer à leurs dirigeants sans scrupule de décoloniser la question territoriale en trouvant des solutions africaines là où on ne fait que garder de manière stupide et même criminel le schéma occidental de division des États.
2.Les élections
« La démocratie est indispensable pour le progrès et le développement de l’Afrique »
Les élections africaines sont un désastre car elles sont sur le modèle des élections occidentales, sans aucunement tenir compte des réalités locales.
Le « un homme une voie » est source de milliers de morts en Afrique, car il donne le pouvoir non au plus capable ou au plus fort, mais au plus nombreux.
Les hutu (80 % de la pop rwandaise) ont massacré 800k tutsis (15%) en 1992 car ils étaient les plus nombreux, alors qu’avant la colonisation, les tutsis dirigeaient le pays car ils étaient les plus forts.
Dans tous les pays où il y a plusieurs ethnies, l’ethnie la plus nombreuse ou bien un groupe d’ethnie qui s’arrange pour être le plus nombreux prend le pouvoir, et les autres ne l’auront jamais.
On pourrait imaginer que les Africains créent un jour une ethnocratie, un partage du pouvoir entre ethnies, un peu comme au Liban où le pouvoir est partagé entre groupes ethnico-religieux. Mais pour l’instant, 65 ans plus tard, l’absence totale d’intérêt pour le bien des populations des dirigeants africains et l’incompréhension absolue des réalités africaines des dirigeants occidentaux bloquent toute évolution.
3.Les dirigeants : diapo 5 dirigeants
Le personnel politique africain se désintéresse totalement du bien de la population.
Ils ne cherchent qu’à s’enrichir et à consolider leur pouvoir, par la violence et la tromperie si nécessaire.
30 MINUTES Les administrations ne sont que des coquilles vides qui ne servent qu’à tromper les occidentaux et à leur réclamer de l’argent pour les faire fonctionner.
Les élections sont trafiquées car il n’est pas question d’abandonner le gâteau à d’autres, le pays est vu comme une propriété, pas question de s’en séparer.
Les opposants sont souvent persécutés, emprisonnés, voire assassinés, sans que les Occidentaux ne formulent des plaintes verbales sans aucune suite, c’est l’impunité complète qui domine.
Plusieurs dirigeants vivent plus souvent en Europe qu’en Afrique, comme le vieillard Paul Biya au Cameroun, après 44 ans, mais qui ne fait plus rien depuis des années, se désintéressant totalement de l’avenir du pays, et toujours très bien réélu malgré tout.
4.Les « États » africains
« Les États africains sont des États comme les autres. »
Voici un autre mensonge : les pseudo États africains ne sont que de pâles copies de leurs homologues occidentaux. Ce sont des coquilles vides qui « présentent bien » devant les dirigeants occidentaux et les instances internationales, pour leur soutirer un maximum d’aide internationale.
Mais derrière, on a peut de chose ou carrément rien qui ressemble à un État moderne à l’occidentale.
a)Les administrations
Les fonctionnaires sont comme les dirigeants : des parasites pompeux incapables d’assumer la moindre tâche sérieuse, sauf peut-être si on les paie grassement, au Cameroun on dit « mouiller la barbe ». Par exemple, tous les blancs qui veulent faire des affaires doivent s’attendre à être tondus à tous les niveaux.
Il faut dire que les fonctionnaires sont peu ou pas payés. Les dirigeants se moquent éperdument du bon fonctionnement de leurs administrations, simples hochets qu’on agite de temps pour montrer aux blancs que l’aide internationale est bien utilisée.
b)La justice
On ne peut pas parler sérieusement parler d’un système judiciaire en Afrique.
La seule justice est celle de l’argent.
J’ai vu de mes yeux une audience à un tribunal camerounais, et la désinvolture du juge était criante, condamnant un jeune voleur en quelques minutes, manifestement avec une connaissance infime et peut-être nulle du dossier.
c)Les forces de sécurité : diapo 6 coup d’état militaire
La police et l’armée sont les seules corps qui soient correctement payés par les dirigeants, et l’on comprend facilement pourquoi : en Afrique on a le coup d’État facile.
Trois coups d’État militaires en quelques années au Sahel depuis moins de 10 ans, ça donne à réfléchir !
Les dirigeants militaires ne sont évidemment pas meilleurs que leurs homologues civils. Le dictateur nigérian Sani Abacha faisait volontiers pendre les opposants.
Mais ces corps profitent souvent de leurs armes pour rançonner la population, se constituant parfois en bandes armées qui attaquent jusqu’aux personnalités, comme l’ambassadeur des États-Unis au Nigéria.
Si les forces de sécurité étaient payées correctement et dirigées par des politiques sérieux, on pourrait imaginer qu’elles soient utiles et non nuisibles.
Saluons les quelques policiers et militaires qui ne se laissent pas corrompre.
5.Les ethnies
« La réalité ethnique a été exploitée et amplifiée par le colonisateur à son profit. »
C’est la place du pouvoir traditionnel.
Ce pouvoir est la couche multi séculaire, la couche africaine du pouvoir.
36 MINUTES Le pouvoir de type occidental est un placage qui a continué le modèle de la colonisation, c’est un vernis qui saute lorsque la vérité de l’Afrique l’emporte sur les illusions occidentales.
Quand l’ethnie parle, le pouvoir dit moderne doit généralement se taire.
Environ 2500 langues principales en Afrique, c’est à plusieurs milliers d’ethnies qu’on a affaire.
Les ethnies ont des chefs, et ces chefs sont craints et respectés, car eux respectent les gens et leurs coutumes dans tous les domaines.
Il faut remarquer que beaucoup de dirigeants politiques sont également des chefs traditionnels.
Le directeur de la Banque central du Cameroun dans la partie nord était aussi chef de son village.
Nelson Mandela était un roi de son ethnie, les Xhosa.
C.Bilan économique
« Malgré tout, il y a un vrai dynamisme économique en Afrique, il n’y a qu’à voir les taux de croissance. »
Les taux de croissance sont inférieurs à la croissance de la population, donc le continent s’appauvrit.
Depuis 65 ans, les dirigeants africains ne voient leur fonction que comme une bonne affaire, et le pays qu’ils sont censés servir comme leur propriété privée, à pressurer sans retenue.
Sauf exceptions rares et temporaires, les dirigeants se comportent comme des prédateurs qui ne pensent qu’à mettre leur pays en coupe réglés et à obtenir un maximum d’aide internationale pour leurs comptes en banque en Suisse et leurs achats biens immobiliers en Europe et aux États-Unis.
En 1960, l’Afrique partait avec de nombreux atouts, pendant que l’Asie était beaucoup plus bas, par exemple avec la Chine de Mao et ses millions de morts par famine provoquée.
Dans les années 79-80, ce fut l’inversion de tendance, l’Asie a décollé pendant que l’Afrique s’est effondrée.
En 1962 une étude compare le Ghana et la Corée du Sud. Même revenu par habitant, deux tiers de la population occupée à l’agriculture, 90 % des exportations constitués de produits de base.
En 2023, le revenu par habitant est de 53k en Corée pour 2k au Ghana, il n’y a rien à comparer c’est un autre monde.
1.La prédation
La corruption se pratique à tous les niveaux, depuis le postier qui vous fait payer plus cher que prévu pour votre colis aux dirigeants qui font payer cher le moindre service de leur administration.
La famille Bongo du Gabon, petit pays équatorial, est connue pour cette mise en coupe réglée. Le Gabon est un pays pétrolier, et pourtant, en dehors de la caste dirigeante, le pays reste dans la misère après toutes ces années.
Ailleurs dans le monde, à part au Vénézuela, les pays tirent parti normalement de leur pétrole, en Malaisie par exemple.
Le Cameroun est l’un des pays les plus corrompu du monde, pourtant lui aussi a du pétrole, ainsi que toutes sortes d’autres ressources naturelles. Mais comme tout le pays est pressuré par le 1 % qui dirige le pays, la population reste dans la misère.
Il est presque impossible d’imaginer le niveau de corruption sans être allé sur le terrain. C’est comme décrire la mer à quelqu’un qui ne l’a jamais vu, c’est au-delà du descriptible.
2.IMPORTANT Le détournement de l’aide internationale : diapo 7 éthiopie
« L’aide internationale est indispensable au développement de l’Afrique. »
L’aide international est un scandale monstrueux sur tout le continent africain.
C’est un mensonge proche de celui du communisme par sa durée et son ampleur.
Dès les indépendances, les dirigeants occidentaux, surtout la France, veulent aider les pays africains à combler le retard de développement qu’ils ont, malgré les progrès économiques vertigineux procurés par la colonisation, à un prix déjà très élevé pour les populations occidentales.
Le contribuable occidental, riche ou pauvre, continue de verser des millards vers l’Afrique, croyant qu’il est en train d’aider le « pauvre Africain » à sortir de misère.
Mais là où l’administrateur colonial construisait hôpitaux, écoles, routes, ports et aéroports, le dirigeant africain voit un pactole pour sa poche et celle de ses proches, engloutissant tout cela sans la moindre vergogne, et sans que l’Africain miséreux n’en voit le premier centime, tout en étant pressuré par la corruption.
42 MINUTES Depuis 65 ans, ce sont 3, 5 ou 10 plans Marshall qui ont été déversés sur l’Afrique, qui n’ont profité qu’aux dirigeants, leur permettant de s’enrichir démesurément tout en plongeant leur population dans la misère.
À retenir : comme c’est le contribuable occidental qui paie, on peut dire que « les pauvres de pays riches engraissent les riches des pays pauvres ».
Le plus pervers, c’est qu’une part de cette argent revient souvent de façon occulte aux dirigeants européens eux-même pour les remercier d’avoir attribué l’aide à tel ou tel dirigeant.
C’est la culpabilisation continuelle du colonisateur qui empêche de dénoncer le détournement complet de l’aide ainsi que la corruption complète des dirigeants.
En Éthiopie dans les années 84+85, la sécheresse a été une aubaine formidable pour le gouvernement communiste : des montagnes de grains sont arrivées dans les ports, transbordés immédiatement dans des cargos russes à destination de l’Union Soviétique.
Les rockers type Bob Geldof ou Bono sont tombés dans le panneau, et ont presque toujours refusé de reconnaître leur erreurs malgré des preuves qui crevaient les yeux.
L’argent facile anéantit tout effort. Les dirigeants ont ce raisonnement : pourquoi devrais-je me fatiguer à travailler puisque les blancs me couvrent d’argent facile ?
Bien sûr on dit qu’il y a « un peu » de détournement et même « beaucoup de corruption », mais personne en Occident n’ose dire : l’aide est nuisible, et il faut l’arrêter.
C’est le point de vue d’une Zambienne, Dambisa Moyo, qui a travaillé pour la banque Goldman Sachs.
Pour elle aucun doute : l’aide est une drogue qui appelle sans cesse de nouvelles doses et empêche les dirigeants africains de devoir rendre des comptes à leur population.
Elle propose que l’aide soit asséchée complètement sur 3 ou 5 ans, quand bien même des conflits ou violences se produirait.
Mais les dirigeants occidentaux se parent de vertus grâce à leurs « efforts » en matière d’aide, alors que c’est le contribuable qui paie, et les dirigeants africains appuient toujours sur le bouton : « notre sous-développement est causé par la colonisation, donc le blanc doit payer ».
Ce raisonnement absurde devrait être battu en brèche et ridiculisé avec la dernière vigueur, tout comme l’idéologie communiste. En vérité, c’est l’exact contraire qui est vrai.
Par exemple, prenons les deux pays n’ayant subi aucune colonisation, le Libéria et l’Éthiopie.
Ces deux pays sont totalement misérables, et ont connu des guerres ethniques effroyables.
Prenons également la bande sahélienne, trop loin de la côte pour que les blancs l’ait mise en valeur
Cette zone est aujourd’hui la plus misérable d’Afrique, les gens vivent dans des cases en terre et il n’y a que de très rares usines. Au Nord-Cameroun tout entier, il n’y a pratiquement qu’une seule vraie route nord-sud.
C’est donc la colonisation qui a démarré un développement, et l’indépendance qui l’a cassé, du fait de la rapacité des nouveaux dirigeants.
Donc l’avenir de l’Afrique passe par l’arrêt d’une aide hautement toxique qui ne fait qu’aggraver les problèmes déjà existant.
3.Mines et industrie : diapo 8 mines pétrole
48 MINUTES Il n’y a pas de secteur tertiaire en Afrique, car ce que nous appelons tertiaire se concentre dans une administration parasitique. Les entreprises de service que nous connaissons chez nous sont inexistantes.
L’industrie est embryonnaire, tournée vers l’extraction pétrolière entièrement sous le contrôle des grandes entreprises pétrolières du reste du monde.
L’argent généré est partagés entre les dirigeants africains prédateurs et ces entreprises.
C’est pareil pour les ressources minières.
La richesse des mines africaines est proverbiale. L’argent qui ne revient pas aux entreprises d’extraction est intégralement détourné par les dirigeants africains.
Le pétrole et les ressources minières sont le plus souvent une malédiction pour les pays africains : les dirigeants africains s’engraissent au lieu de travailler pour leurs peuples, et des guerres se déclenchent pour leur contrôle, comme au Congo ou au Nigéria. Le pire c’est que les productions africaines ne sont en aucune manière indispensable au reste du monde.
Le résultat est le même : les populations n’en profitent pas ou même en pâtissent.
Les infrastructures laissées par le colonisateur sont souvent mal ou pas entretenu. L’argent de l’aide qui leur est destiné est détourné.
Un missionnaire avait vu un bulldozer provisoirement arrêté en bordure d’un aéroport au Congo le jour de l’indépendance, des décennies plus tard il était au même endroit, on imagine dans quel état.
4.Agriculture
S’il y avait bien un domaine où l’Afrique était bien partie en 1960, c’était l’agriculture.
Une phrase qui résume tout : l’Afrique était autosuffisante au plan alimentaire, et même exportatrice nette de nourriture.
Les administrateurs coloniaux et les agronomes pouvaient être fiers de leur travail et de celui des Africains qu’ils dirigeaient.
a)Le désintérêt des dirigeants
À l’indépendance, des immensités de terres arables attendaient une exploitation paisible et rationnelle.
Mais les nouveaux dirigeants se moquaient complètement de l’agriculture car elle ne leur rapportait rien, et annonçaient plutôt, avec une mauvaise foi totale, vouloir développer l’industrie.
Le résultat ne s’est pas fait attendre : les famines sont très vite apparues avec la destruction du tissu agricole moderne et le retour à une agriculture de subsistance.
Toute idée d’autosuffisance et a fortiori d’exportation a disparu, et pourtant le continent africain peut potentiellement devenir un producteur d’envergure mondiale. Les conditions naturelles y sont totalement favorables.
La famine en Éthiopie avec ses enfants au ventre gonflé aurait pu être contrée si le gouvernement éthiopien était au service de sa population et non en guerre contre elle. L’aide occidentale aurait pu être acheminée aux nécessiteux si elle n’avait pas été détournée vers l’URSS.
b)Les pratiques ancestrales
Il convient pour une fois de ne pas charger uniquement les dirigeants.
En l’absence d’impulsion des dirigeants, les pratiques ancestrales sont revenues et avec elles l’impossibilité de mettre en place des pratiques productives.
Quand on voit qu’il est rigoureusement impossible aux populations locales de stocker l’excédent d’une récolte en vue d’une éventuelle récolte l’année suivante, comme je l’ai vu au Nord Cameroun avec une confirmation universelle des agronomes et missionnaires, on voit que seule une direction patiente, sérieuse et respectueuse pourrait tenter quelque chose avec un espoir de succès.
54 MINUTES Bilan agricole :
Le bilan agricole est absolument désastreux, tout l’apport colonial a pratiquement disparu, alors que tout ou presque est possible en matière agricole en Afrique, si l’on s’attaquait à la question avec science et rigueur.
5.Commerce international
« L’Afrique des productions indispensables au reste du monde, en particulier les métaux et terres rares. »
Depuis l’indépendance, l’Afrique est sortie de l’histoire du commerce mondial.
La part de l’Afrique toute entière dans le commerce mondial est tombée d’environ 4 % en 1980 à moins de 2 % aujourd’hui, soit moins que la France toute seule. Sans l’Afrique du Nord et l’Afrique du Sud, il ne reste presque rien, ce qui vient détruire l’affirmation absurde de la dépendance du monde à l’égard des richesses naturelles de l’Afrique. Le monde peut utilise certaines ressources africaines mais pourrait très bien s’en passer.
Un mensonge de plus dont les Africains doivent se débarrasser.
D.Bilan sécuritaire
C’est le plus connu.
Par l’affreuse attitude des dirigeants, l’Afrique est le continent de la guerre, dans le sens où c’est là qu’elles sont les plus nombreuses et les plus longues.
Heureusement que les forces en présence n’ont pas de moyens lourds : blindés, avions, navires.
Mais malgré cela, après la paix coloniales, ce sont des millions de personnes qui ont perdu la vie par les guerres, le terrorisme et les famines qu’elles ont causé.
Faut-il en faire la liste ? Ce n’est pas la peine nous en connaissons la plupart.
Dans les causes, nous pouvons retenir :
– les frontières issues de la décolonisations, ces plaies ouvertes dont le sang coule encore et toujours
– les conflits interethniques, intérieurs aux États ou entre États, comme avec le Cameroun anglophone
– l’islamisme, avec ses hordes maléfiques qui ne pensent qu’à la mort et à la destruction de tout ce qui n’est pas l’islam, avec un niveau de sauvagerie qui n’est pas moindre que celui des totalitarismes européens, massacrant sans aucune retenue hommes, femmes, enfants, vieillards. C’est ce qu’on voit au nord du Nigeria avec le mouvement Boko Haram.
– l’espace vital dans le cas précis du Rwanda qui, par milice interposée, cherche à s’étendre vers les immensités congolaises
E.Bilan humain
La colonisation a débuté des siècles après l’exploration.
Le siècle de colonisation a bouleversé les sociétés africaines.
Les 65 ans d’indépendance les ont aussi bouleversées, mais de manière très différentes.
1.La démographie : diapo 9 démographie
« L’Afrique est un continent très jeune, c’est donc un continent plein de promesse. »
La démographie africaine est, avec les dirigeants, la plus grande menace pour le futur.
Le Sahel est le lieu de la plus grande natalité du monde, avec le chiffre délirant de 5 à 7 enfants par femme.
À ce rythme, la population double tous les 25 ans.
Même la société la plus productive des années 60 ne peut soutenir un rythme pareil en terme d’offre d’infrastructures, en particulier éducative et hospitalière.
Et une population très jeune signifie que le bilan actifs/passifs est terrible.
Cette croissance est soutenue par la politique de vaccination et autres soins, qui permet aux enfants de survivre là où 1 enfant sur 4 ou 5 mourait auparavant.
Les démographes ont été surpris depuis 20 ans de voir que l’Afrique ne suit pas du tout le reste du monde en matière de démographie.
La démographie s’effondre partout ailleurs, sauf en Afrique.
On pense que la population mondiale va se contracter à partir de 2080, ayant atteint entre 8 et 10 milliards d’humain. Mais l’Afrique n’existait pas, la contraction commencerait bien plus tôt.
Avec un croît de population entre 5 et 10 %, la croissance économique ne peut pas suivre, et donc le niveau de vie continuera de s’effondrer tant que la population continuera à croître à ce rythme insupportable.
1H00 Il y aura toujours moins d’écoles et d’hôpitaux pour un même nombre d’habitants.
Les dirigeants pourront encore plus mentir sur les chiffres pour obtenir toujours plus d’aide internationale.
La pression démographique risque de causer des guerres dans les zones déjà surpeuplées, comme on le voit déjà entre le Rwanda et le Congo.
Le spectre de la famine risque de s’amplifier, faute d’une production de nourriture qui puisse augmenter assez vite, même avec l’apport extérieur.
Retenons que cette démographie délirante risque dans les 50 ans à venir d’emporter avec elle toute tentative, même pertinente, de développement, et personne ne voit comment elle pourrait être endiguée, tant elle est ancrée dans les mentalités locales.
2.FACULTATIF L’émigration
Le milliard d’Africains ne pourra pas se déverser entièrement sur la petite Europe aux 500m d’habitants.
Mais le mirage existe et du fait de la mauvaise conscience, les dirigeants européens se croient obligés d’accueillir des centaines de milliers de « pauvres Africains » fuyant la misère bien plus que les guerres.
Cette ambiguïté mortifère fait que l’Europe tolère l’« asile économique », qui est une folie absolue card 95 % de la population africaine peut prétendre entrer dans cette catégorie.
L’émigration des diplômés est un véritable scandale, une vraie honte cette fois pour les dirigeants européens. Il y a quelques années, il y avait plus de médecins béninois en France qu’au Bénin.
L’Europe dévitalise l’Afrique en accueillant sans restriction ses éléments les mieux formés, ceux qui seraient les mieux placés pour développer leur pays.
3.FACULTATIF L’alimentation
La colonisation avait fait disparaître les guerres et les famines.
Les administrateurs coloniaux avaient dirigé le travail des locaux de manière moderne, et les plantations produisaient le nécessaire pour nourrir l’ensemble de la population.
Les nouveaux dirigeants n’ont rien fait pour maintenir l’organisation agricole « des blancs », et tout a disparu, laissant l’Afrique retourner à une agriculture de subsistance, bien insuffisante pour nourrir une population en forte croissance.
En effet, l’Afrique est très peu productive par rapport au reste du monde.
L’agriculture étant presque exclusivement de subsistance, tous ceux qui ne produisent pas de produits agricoles dépendent de l’aide internationale.
Quand l’Ukraine a été attaquée, il y a eu des émeutes sur la côte ouest car les gens ne pouvaient plus acheter de farine pour le pain !!!
Non seulement la production interne est insuffisante, mais pour aggraver les choses, les gens achètent des produits qui ne sont produit qu’à l’extérieur du pays.
4.La santé
Les seules hôpitaux dignes de ce nom sont privés.
Le système public est pour ainsi dire inexistant, puisque les dirigeants se font soigner en Europe et se moquent totalement de leur population.
Les hôpitaux sérieux sont souvent tenus par l’Église catholique, où il y a encore des missionnaires.
1H06 L’absence de politique de santé publique a permis à l’épidémie de sida de frapper l’Afrique à pleine puissance, et la population pourtant en forte croissance a diminué pendant un temps.
Les blancs ont été pointés du doigt, comme toujours, le sida étant le « syndrome inventé pour décourager les amoureux. »
L’Afrique est le seul continent du monde qui est massivement frappée par certaines épidémies presque éradiquées ailleurs : paludisme et maladie du sommeil si l’on cite les plus graves. Ces maladies étaient en voie d’éradication en Afrique pendant la colonisation, mais les dirigeants africains se moquant totalement des questions de santé, les efforts entrepris ont été réduits à néant.
5.FACULTATIF L’éducation
Des professeurs courageux et très mal payés font cours sans aucun matériel devant une centaine d’élèves, eux-mêmes arrivant péniblement à avoir un ou deux cahiers.
Le soir, c’est à la vague lumière d’un réverbère qu’ils travaillent.
L’enseignement supérieur est là encore en trompe-l’œil : on peut visiter une superbe université à Yaoundé, mais il n’y a absolument aucun débouché pour les étudiants. Autant aller cultiver une parcelle de terre pour ne pas mourir de faim.
Les gouvernants se moquent de l’avenir de la jeunesse, ils ne pensent qu’à s’enrichir. Ils envoient leurs enfants dans les meilleurs écoles d’Europe ou d’Amérique
Parler d’un système éducatif est encore possible, mais si on veut trouver du solide, ce sont chez les chrétiens qu’il faut le trouver.
Les écoles chrétiennes sont les seules écoles sérieuses, les seules qui donnent une formation digne de ce nom. Par exemple, à Yaoundé, les Salésiens tiennent un énorme centre éducatif où l’on apprend de nombreux métiers, qui, eux, seront vraiment utiles aux jeunes.
V.Conclusion
L’indépendance a été et reste un désastre pour l’Afrique, un désastre où l’on ne voit guère de lumière émerger, car les apports de la colonisation ont été méthodiquement détruits.
Les Africains ne sont guère plus maîtres de leur destin que du temps de la colonisation, car leurs dirigeants se comportent comme des ennemis en territoire occupé, comme des étrangers dans leur pays, soucieux seulement de « vivre sur la bête ».
Ces mêmes dirigeants exigent continuellement repentance et aide internationale accrue aux lapins occidentaux qui baissent hypocritement les yeux, toujours prompts à battre leur coulpe plutôt qu’à traiter les Africains comme des égaux. On peut y voir un type de rapport psychologique complètement tordu, où des incapables absolus font la leçon à ceux qui ont réussi et leur extorquent les fruits de leur succès.
Les dirigeants occidentaux comme africains se complaisent dans cette situation confortable pour eux mais certainement pas pour leurs populations ponctionnées d’un côté et abandonnées de l’autre.
L’Afrique est pour l’instant sortie de l’histoire. Sa part dans le commerce mondial est de 3 %, c’est-à-dire négligeable. Ses ressources naturelles sont remplaçables si nécessaire avec les ressources de pays comme l’Australie ou la Russie. Sa production culturelle est très faible, sa production scientifique et industrielle est inexistante.
En 65 ans, il n’y a pas eu un seul prix Nobel scientifique décerné à l’Afrique noire, il n’y a eu que 3 Nobel de médecines décernés à des blancs d’Afrique du Sud (51, 79, 2002).
1H12 Pour l’instant, la descente est vertigineuse, on se demande si et quand elle s’arrêtera, et si l’on n’est pas à la veille de convulsions encore plus graves.
Si l’on veut allumer une lumière dans la nuit, il faut regarder hors des pseudo États, et c’est là qu’on trouve les églises, spécialement l’Église catholique.
Alors quelles pistes peut-on envisager pour améliorer les choses ?
Côté occidental :
- Supprimer progressivement l’aide internationale
- Traiter les dirigeants africains et les États comme des égaux
- Arrêter l’immigration africaine qui la prive de ses éléments les plus dynamiques
- Combattre les monstrueux mensonges qui en Occident comme en Afrique, paralysent tous les changements
Côté africain :
Les dirigeants sont le problème, il est donc impossible de leur demander de changer. Si l’ombre d’une conscience morale les habitait, on pourrait imaginer quelques réformes :
- engager une décolonisation des esprits, après la décolonisation politique : en finir avec les structures mentales et sociales laissées par les blancs
- arrêter d’avoir la mentalité de mendiants du monde, de reproches permanents sur l’extérieur. En Asie comme en Amérique du Sud, personne ne passe son temps à regarder en arrière et à dire « le blanc paiera » ou « le blanc doit réparer ce qu’il a fait ». Le Chili et la Corée du Sud sont des pays très développés qui n’ont compté que sur eux-mêmes.
- remettre en cause le système politique, en mettant les ethnies au centre du jeu, les ethnies qui sont le fond historique et vital de l’Afrique. Pourquoi des sortes de confédérations où les ethnies remplacent les cantons suisses ?
- autant demander à un drogué de cesser tout seul sa consommation, mais les dirigeants pourraient arrêter de tout attendre de l’aide et emprunter sur les marchés internationaux
On espère surtout que les populations vont dans l’avenir moins laisser les dirigeants faire n’importe quoi, mais c’est très difficile. Les manifestations et protestations sont souvent pour que le chef de mon ethnie prenne le pouvoir, pas pour le bien commun.
